Evolution du Grand Gibier : où en sommes nous?

Commençons tout d’abord par le plus petit de nos cervidés : le Chevreuil. Le printemps pluvieux dans e nombreux départements a retardé les fauches dans beaucoup de secteurs. Cette fauche relativement tardive a préservé les faons qui sont restés tranquilles pendant les premières semaines après leur naissance. L’été particulièrement pluvieux a donné une nourriture abondante et de qualité qui a été très favorable à leur croissance. L’espèce abordait donc l’ouverture de septembre dans de bonnes conditions.

Le Cerf, quant à lui, se développe de manière plus géographique puisque des secteurs de plaine encore vierges les années précédentes voient apparaître notre grand cervidé avec parfois appréhension. Ce magnifique animal tant convoité de beaucoup de Chasseurs désirant le mettre un jour à leur tableau ne semble pas plaire à tout le monde.

Le Sanglier inquiète par sa reproduction de plus en plus envahissante qu’il devient difficile à contenir. Les hivers de moins en moins rigoureux et de plus en plus courts conditionnent au taux de réussite à cette reproduction qui n’était pas connu auparavant. Si l’on y ajoute l’absence de fruits forestiers sur certains départements (gels en février après bourgeonnement en janvier), cela promet pas mal de dégâts dans les cultures. Son expansion l’amènerait maintenant à pratiquer le Trekking en montagne, puisqu’on le rencontre maintenant fréquemment au delà de 2 000m.

Le Gibier de montagne, lui, se porte plutôt bien également puisqu’il colonise petit à petit les régions de plus basse altitude. Mouflon, Chamois et Isards sont de plus en plus souvent observés en plaine.

De bonnes nouvelles pour l’avenir de notre Passion favorite si ce n’est l’effort financier toujours plus grand que l’on nous demande en compensation des importants dégâts engendrés par « notre » grand gibier. N’avais-je pas entendu un jour la faune sauvage qualifiée de « res nullius » ?

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